Tout savoir sur Derech LaOlim

Rav Dov Roth-Lumbroso, nous nous trouvons dans les locaux de votre nouvelle association, Derech LaOlim à Jérusalem. Comment votre projet a-t-il démarré ?

Notre projet Derech LaOlim a vu le jour pour une raison très simple : parce que nous avons fait notre Alya. Nos anciens projets ont également déménagé ici, en Israël. Je veux parler des différents sites sous notre direction : Chiourim.com, Techouvot.com, Guemara.com, les Editions Bnei Torah et surtout le service AlloRav. Mais parallèlement, bien entendu, ils continuent à fonctionner en France.
En faisant notre Alya, nous avions un objectif bien précis qui consiste, puisque c’est la tendance aujourd’hui avec la plus grande Alya de France, à aider et accompagner les Olim qui viennent d’arriver ou qui se sont installés il y a déjà plusieurs années. On peut encore se considérer Olé si on est monté il y a dix ans, si on désire être encadré, si on a besoin d’un soutien ou d’un accompagnement spirituel.


Dans quels domaines pouvez-vous leur apporter cette aide, ce soutien dont vous parlez ?

Tout d’abord nous avons ouvert un centre au cœur de Jérusalem, juste à côté de la Grande Synagogue, sur la rue King George, au premier étage du bâtiment de Heh’al Shlomo avec la possibilité d’utiliser des salles de classe. Au rez-de-chaussée se trouve une superbe synagogue historique, l’une des plus anciennes d’Israël (comprenant le fameux Heh’al du Ram’hal ramené d’Italie), que nous pouvons utiliser pour les cours ou pour d’autres activités. Nous comptons mettre progressivement en place nos différents projets spirituels et autres. Il s’agit d’une part de proposer des cours pour hommes et pour femmes : un cours de Guemara a déjà démarré dans nos locaux et un autre est donné à la synagogue Ohel Nehama de la rue Chopin, pas très loin de là.
Nous avons organisé également des permanences de rabbanim, à la disposition des personnes désireuses de poser des questions sur place. On peut prendre rendez-vous en appelant le numéro direct depuis Paris jusqu’à 22 heures : 0142404805. En Israël, le numéro est le suivant : 023742222, également jusqu’à 22 heures.
Nous prévoyons également des soirées à thèmes, des conférences, pouvant permettre au public de savoir comment s’élever et mieux réussir sa Alya.

Je voudrais vous poser une question qui est à mon sens importante : à quel public vous adressez-vous ?

‘Dereh’ LaOlim’, nom de notre nouveau projet, signifie ‘le chemin pour s’élever’ en donnant un double sens à la Alya : montée en Israël mais également élévation spirituelle. Nous nous adressons à toutes les tendances, cela a toujours été notre leitmotiv. Quel que soit le niveau de religiosité, même s’il s’agit d’une personne qui n’est pas du tout pratiquante et qui a besoin de soutien après sa Alya, familial ou autre, pour mieux réussir son installation en Israël, nous serons là pour l’aider par exemple à trouver une bonne école pour ses enfants, conforme à ses convictions. Nous organisons ici des permanences juridiques, nous avons eu ici même, hier, un expert comptable, Michel Samuel, qui a donné des conseils dans le domaine fiscal ou dans la création d’une nouvelle entreprise. Les Olim connaissent un certain déracinement, dont je peux témoigner de par ma propre expérience : nous avons habité en Israël pendant 14 ans avant de vivre pendant 13 ans à Paris. Je connais donc très bien le milieu israélien mais également la mentalité française. Nous proposons donc un accompagnement tant spirituel que social.


C’est aussi l’occasion pour les gens de se rencontrer pour échanger leur expérience, non ?

Tout à fait. Nous comptons organiser notamment des cours pour femmes avec simultanément des activités pour les enfants qui, bien souvent, n’ont pas encore d’amis dans leur nouvelle école. Les femmes pourront avoir un échange avec des personnes qui partagent leurs préoccupations et parlent leur langue. Nous prévoyons en outre d’installer des ateliers dans différentes disciplines pour favoriser ces rencontres et encourager les liens d’amitié. Je pense qu’il est très important de créer un cadre pour les enfants qui sortent très tôt de l’école tous les jours. Pour eux, nous souhaitons organiser des cours les après-midis pour éviter qu’ils soient livrés à eux-mêmes.


Comment comptez-vous procéder pour aider les nouveaux Olim à s’intégrer à la société israélienne ?

Nous accordons en premier lieu la priorité à l’aide que nous pouvons apporter aux Olim qui viennent d’arriver afin qu’ils puissent avoir l’esprit tranquille au niveau de la scolarisation de leurs enfants ou de la stabilité de leur couple après le déracinement qu’ils ont vécu. Nous avons donc prévu du soutien familial, du coaching, et des permanences de psychologues ou de spécialistes des problèmes conjugaux qui peuvent voir le jour après ce changement radical de vie. Si ces difficultés sont apparues en France, elles ne vont pas disparaître avec la Alya et risquent au contraire de s’amplifier. Notre objectif consiste donc à les aider dans cette première étape. Ensuite, quand les écoles ont été trouvées et les enfants pris en charge, notre but sera alors de les aider à s’intégrer sur le plan social ou professionnel. Nous travaillerons avec les associations qui s’impliquent dans ce domaine dans tout Israël pour les orienter en fonction de leurs besoins et de leurs recherches. Lorsque le premier cap sera franchi, il sera pour eux plus facile de s’intégrer.

Pour conclure, je voudrais rappeler que nous sommes à la disposition de tous ceux qui souhaitent être soutenus, qu’ils soient à Jérusalem ou ailleurs dans le pays. Nous sommes également disponibles pour les personnes qui n’ont pas encore fait leur Alya et projettent de franchir le pas prochainement.

L’inauguration